méandres

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Quand on parle du loup
Alexandra Duprez, Julie Fischer, Juliette Fontaine, Myriam Martinez, Sophie Mei Dalby, Isabelle Richard
peinture, photographie, sculpture, gravure, dessin, art vidéo

de 14h à 18h30
du 1er mai au 1er septembre 2019
mai / juin : les samedis, dimanches & jours fériés
juillet / août : tous les jours, sauf les mardis

inauguration gourmande en musique samedi 4 mai à 18h30

les soirs, en écho à l’exposition :
— vendredi 19 juillet, 18h30 — frôlements, lecture par Sophie Hoarau (comédienne, La Quincaille) d’extraits du roman Que font les rennes après noël, d’Olivia Rosenthal.
— vendredi 23 août, 18h30 — remuements, conversation parmi les œuvres avec Sergio Dalla Bernardina, anthropologue de la nature travaillant sur les rapports de l’homme à l’animal — imaginaires, symboles, mythes, représentations, enjeux…



« Un animal : la surprise infinie qu’il y ait là un être et qu’il y ait cette forme, si petite ou si grande, cette forme qui est aussi une tension et une chaleur, un rythme et un saisissement : (…) une palpitation qui nous est tendue, donnée, parfois tellement infime et rapide — avec des pouls si légers et des os qui sont comme des brindilles… »

« Une présence qui se déploie comme un infini ouvert de plis et de battements (…) multiplicité des éclats et des états par lesquels le monde animal se révèle et se dissimule (…) mouvements, écarts, bonds, fuites, alternance d’apparitions et de disparitions, continument, comme une sorte de grande fugue disséminée (…) respirer, passer, trembler, écarter, courir, bondir, tomber, regarder, fuir, guetter, frayer, se perdre, attendre, traverser, mourir… »

« Le côtoiement de l’homme et des animaux, c’est avant tout ce système complexe d’évitements et de tensions dans l’espace, une immense pelote de réseaux inquiets qui se dissimulent et où il nous est parfois donné de tirer un fil (…) un lien, un côtoiement, toujours singulier et toujours fait de touches, quelque chose d’à peine lié, de toujours survenant. »

« Quelque chose veille toujours ou est toujours prêt à s’éveiller, quelque chose qui se voit dans le regard des bêtes ou qu’on saisit en passant (…) l’existence de l’altérité comme telle. »

« De telles fentes et les aperçus qu’elles ménagent sont pour notre pensée d’humains de véritables et très importantes échappées, de formidables pistes imaginaires (…), pensées ouvertes au vivant, au divers, au monde et à l’immanence par laquelle coexistent et s’agencent les différences qui peuplent la multiplicité qu’est le monde. »

Jean-Christophe Bailly, extraits de : Le versant animal (Bayard, 2007) & Le parti pris des animaux (Seuil, 2013)
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