Ayant découvert les facettes de l’image par différents biais (gravure, dessin, édition), Justine Joly tire aujourd’hui parti de la dichotomie du dessin : se jouant du cadre et des limites que le médium impose, mais aussi de son appropriation par le spectateur.
Elle développe une pratique artistique interrogeant de nouvelles formes de représentativité narrative. Au travers de ses ensembles de dessins et de textes, une narration lacunaire émerge et questionne la manière dont les images se créent, sur le papier comme dans nos esprits.
Figées, quasi neutres, les scènes représentées sont ordinaires. Pourtant quelque chose y a lieu. Mais ce quelque chose est imperceptible, comme difficile à saisir, une forme d’étrangeté impalpable. Son travail tend à mettre en lumière cet instant de fracture où l’œil observe ce qui continue d’exister en dehors de ce que l’on croît connaître.