À la croisée de la photographie et du dessin, le travail de Dana Cojbuc s’inspire de paysages, de mythologies et de souvenirs personnels, tissant un fil entre le sensible et l’imaginaire, entre réalité et fiction.
À partir de ses propres tirages, elle extrapole, redéfinit les limites et réinvente le sujet par le dessin. La frontière entre la photographie et le travail au fusain est subtile, mystérieuse, elle ouvre la voie à un paysage imaginaire. Ce prolongement par le dessin agit comme un révélateur du caractère graphique et plastique du paysage réel, dans lequel elle intervient parfois au préalable à la manière d’un artiste du land Art.
Le blanc, depuis toujours, occupe une place essentielle dans son univers, se manifestant tour à tour comme respiration, matière — neige, nuage, écume — et symbole.
Sa conception onirique du monde structure pas à pas un univers empreint d’un profond attachement à l’enfance. Elle en propose une vision décalée, incongrue parfois, grâce à son approche théâtrale de la photographie et l’importance qu’elle accorde au récit. Dans son approche du paysage, elle propose un parcours, une déambulation dans la nature, qui est tout à la fois fusion sensuelle, perte et quête de soi.